A la découverte du Nord de la Province Sud

Après un mois sans bouger de Nouméa, nous décidons de partir un week-end.img_1445 Nous louons une petite voiture, sans frein, et c’est parti pour une virée juste entre nous deux comme on les aime. Direction : Farino et le Parc des Grandes Fougères. Nous avons 1h30 de route pour rejoindre notre destination en passant par La Tontouta (aéroport international de Nouvelle-Calédonie), Boulouparis et La Foa. Peu de temps avant d’arriver à La Foa nous nous arrêtons pour acheter des fruits à un maraîcher ambulant: pour 2 pastèques achetées la 3ème  est offerte, et pour nous la 4ème  la sera également. La journée commence bien! A La Foa nous faisons une pause pour visiter cette ville colorée. La visite du parc municipale nous explique l’histoire de la révolte kanak de 1878 qui a débuté à La Foa. La ville n’est pas très grande, nous passons devant un hôtel aux couleurs tropicales auquel les gens prennent leur café sans trop se soucier du temps qui passe. Un peu plus loin nous passons devant le cinéma Jean-Pierre Jeunet qui accueille chaque année le Festival du Cinéma.  Nous terminons notre tour de la ville par la passerelle Marguerite conçue par deux élèves de Gustave Eiffel. En retournant à la voiture, nous ramassons quelques mangues mûres tombées sur le trottoir.

 

Nous reprenons notre route en direction de Farino et du Parc des Grandes Fougères. L’entrée du parc est de 400 CFP par personne (environ 3€).

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En bleu les endroits que nous a conseillé la personne à l’accueil du parc. Plusieurs randonnées sont possible selon le temps qu’on a. La prochaine fois on y va pour la journée !

Nous marchons ainsi durant 5 heures au milieu d’une végétation verdoyante et dépaysante. Tout au long du trajet nous découvrons  différentes ambiances selon le type de forêt qui nous entoure. Les grandes fougères nous apportent fraîcheur et humidité, une belle ambiance tropicale. Juste à côté, les pins colonaires laissent facilement passer le soleil et nous rappellent les régions montagneuses européennes. Puis nous passons à travers quelques sentier de forêt sèche, où les arbres semblent avoir été brûlés par le soleil.

Les oiseaux sont également présents, nous ne les observons pas mais leurs chants nous accompagnent tout au long du chemin. Nous nous arrêtons sur une petite aire de pique-nique pour déguster notre repas. Au menu, sandwichs fait maison et pastèque fraiche et sucrée que nous avons acheté quelques heures plus tôt. Nous repartons en direction du pont Pompidou pour nous baigner. La rivière nous rappelle nos vacances en Corse avec nos amis Antho et Lu. L’eau de la rivière est moins froide qu’en Corse et nous prenons plaisir à y tremper les pieds. La fin du circuit est paisible, sauf une jolie chute de ma part, et nous reprenons tranquillement la voiture en direction du camping où nous allons dormir. Nous campons au Refuge de Farino, qui propose des emplacements de camping au bord de la rivière mais également des bungalows. Comme à la rivière, nous avons l’impression d’être en Corse, peut-être est-ce le fait que le village de Farino doit son nom aux expatriés de Haute Corse qui sont venu s’installer ici et ont donné le nom de Farino en souvenir de leur village Farinol de Haute-Corse.  Nous installons notre tente et préparons un feu pour notre repas du soir. Au menu, saucisse de cerf et salade de riz accompagné d’un vin rouge d’Afrique du Sud. Et en dessert de la pastèque!

A 7 :00 nous sommes doucement réveillés par la lumière du jour et nous profitons du calme de la rivière pour prendre un petit déjeuner. Un sentier qui part du refuge mène à une cascade après 40 minutes de marche. Le chemin est bordé d’anthurium et autres fleurs tropicales. Nous profitons de la cascade et son eau rafraichissante pour se baigner. Il est midi, retour au camping pour le déjeuner puis en route pour découvrir les alentours.

Nous découvrons alors Sarraméa et sa magnifique tribu. La chefferie (case du chef) est vraiment imposante et typique à l’idée qu’on se fait d’une cade de tribu. Les jardins de la tribu sont entretenu et les maisons colorées. La petite chapelle attire notre attention, malheureusement nous n’avons pas de quoi faire coutume, nous ne pouvons donc pas nous arrêter pour visiter. Dans le village, quelques cabanes sont disposées sur le bord de la route avec des fruits et des plantes en pot et une petite caisse à côté. Personne n’est à la vente, le passant dépose la somme indiquée pour la marchandise et prend ce qu’il lui faut. Le système fonctionne sur la confiance et l’honnêteté des gens, je ne suis pas sûre qu’on puisse faire ça partout dans le monde.

Nous prenons ensuite la direction de la mer pour la presqu’île de Ouano en passant par la presqu’île Lebris. L’espace d’un instant nous pensons être en Normandie avec ses étendues de plaine, ses fermes et ses barrières atypiques, puis un palmier nous ramène en Nouvelle Calédonie. Au bout de la route pas de grande plage de sable mais des mangroves. Nous nous arrêtons sur la plage de Ouano, où nous regardons les Calédoniens, qui rentrent de leur escapade en mer, accrocher leurs bateaux à leurs gros pick-up.

L’heure de rentrer arrive, nous reprenons la route de Nouméa en planifiant notre prochaine visite dans le nord de la Province Sud, avec un objectif : faire le plateau de Dogny.

Anne.

De la Baie de Ste Marie à la Baie des Citrons en Paddle…

Il y a peu de temps, Mathieu vous parlait de l’Anse Vata comme le paradis de la Glisse. Il faut savoir que lorsque les Alizés ne soufflent pas, le lagon ressemble à une mer d’huile! Les conditions sont donc réunies pour que nous puissions aller faire du paddle.

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Première sortie à la journée, notre shop habituel où nous louons nos paddles est pris d’assaut, nous arrivons trop tard pour pouvoir avoir nous aussi de quoi ramer. Pas de problème, cela veux dire que les conditions s’annoncent bonnes pour la journée, nous changeons de shop et allons chez Lokahi. C’est l’occasion de voir ailleurs et de tester de nouvelles planches. 10:10, nous montons sur nos planches et donnons les premiers coups de rames de la journée, cap au Sud puis Sud-Est cap sur la baie de Ste Marie. Nous nous arrêtons sur l’ile Uévé pour déjeuner, puis repartons en direction de l’îlot Canard. Pause crème solaire car le soleil cogne et commence à se faire ressentir. Prochaine étape: la Baie des Citrons avec ses touristes Australiens qui se prélassent au soleil puis l’ilôt Brun sur lequel nous ne débarquons pas: Terrain Militaire, Accès Interdit. 17:30, retour à l’Anse Vata. Même si nous ne partons pas loin, ces randonnées nous permettent de sortir de la ville et de rencontrer la faune marine locale: des tortues ainsi que des tricots rayés (ces fameux serpents qui chassent en mer et dorment sur terre) .

Cette journée nous a tellement plu que nous décidons de recommencer la semaine suivante. Cette fois ci nous allons chercher nos paddles la veille et nous partons tôt le matin étant donné que nous sommes en semaine et que Mathieu travaille. Levés à 5:00 pour être à 5:30 sur l’eau, le début n’est pas si simple lorsqu’on est pas trop réveillé, le soleil lui est bien réveillé depuis une heure. La mer est encore plus plate que la dernière fois. Nous prenons la direction de l’îlot Canard pour y prendre notre petit déjeuner les pieds dans l’eau. Paradisiaque!

Nous prenons notre temps pour ramer autour de l’îlot entre le platier et le tombant. La mer est vraiment transparente et nous dévoile ses coraux, poissons et tortues que nous admirons pendant trois quart d’heure…Une fois que nous avons bien savouré ce moment, nous décidons de nous diriger vers la l’îlot César. Quelques bateaux passent, il est 7:00 et la mer est toujours aussi agréable. Une tache sombre perfore la surface de l’eau, nous ramons dans sa direction sans vraiment savoir sur quoi nous allons. Nos yeux scrutent la surface et le fond du lagon, le voilà! C’est à ce moment là que nous rencontrons pour la première fois le Dugong, cet animal à la nage gracieuse qui a inspiré la légende des sirènes. Ce gros mammifère marin, aussi surnommé la vache des mers, mange paisiblement dans les herbiers accompagné de quelques rémoras. Pour ma part, je suis comme d’habitude redevenue une enfant en voyant cet animal pour la première fois.

Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, Mathieu doit aller travailler pendant que je vais rendre les paddles. Mais en y repensant, à 10:00 nous avions déjà fait 4h de paddle, vu des tortues et le dugong, bref la journée s’annonçait délicieuse.

Pour voir tout ça en vidéo, c’est ici: Paddle, Tortues & Dugong

Anne

Noël sous les tropiques

Pour les fêtes de fin d’années, nous sommes dans une partie du monde où c’est l’été. Il fait en moyenne 28 degrés, le soleil est très souvent présent et nous donne de jolies couleurs brunes… Afin de vivre un Noël pas comme les autres jusqu’au bout, nous avons décidé de fêter le réveillon en tête à tête sur un îlot : l’îlot Signal. Nous débarquons le samedi à 11:00 sur l’îlot après 30 min de trajet en zodiaque. En arrivant nous comprenons que nous ne sommes pas les seuls à vouloir sortir de la ville pour fêter Noël, plusieurs groupes de personnes se sont déjà installés sur les tables de pique-nique. Sur l’îlot, la ville de Nouméa a installé des farés ainsi que des aires spécifiques pour les barbecues afin de préserver la faune et la flore de l’îlot, il y a également du bois mis à disposition des campeurs pour qu’ils ne coupent pas les arbres de l’îlot.

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Notre voisine la Sterne Bridée

Nous installons donc notre campement un peu à l’écart de tous ces groupes, et choisissons une superbe vue sur mer. Nos voisines les sternes bridées n’ont pas forcément apprécié notre intrusion près de leurs nids. Une fois bien installé,  nous avons quitté les oiseaux pour aller voir ce qu’il se passe sous l’eau. La rando en PMT (Palme Masque Tuba) est magnifique ! Des coraux et des poissons de toutes les couleurs ! Et pour ce Noël un peu spécial, nous avons rencontré sous l’eau des jolies tortues, un vrai cadeau de Noël !

Après une heure de baignade, nous décidons de faire le tour de l’île à pied. Le soleil n’est pas forcément au rendez-vous  mais la promenade est agréable. Nous croisons la route de quelques tricots rayés, serpents endémiques à la Nouvelle-Calédonie, qui me font sursauter à chaque fois, ce qui fait rire Mathieu. Lors de notre retour au campement nous avons été accueillis par un tricot rayé qui se promenait sur notre paillasse. Ces serpents venimeux sont très craintifs, ils n’attaquent que lorsque qu’ils se sentent en danger.

Nous profitons du coucher de soleil pour prendre un petit apéritif au rhum en regardant les tortues remonter à la surface pour respirer . Notre repas de réveillon est simple, salade de riz, saucisse de Toulouse et crème au chocolat.

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Le Puffin, mignon mais bruyant

Une fois la nuit tombée, les puffins (aussi appelés pétrel) reviennent de leur journée de pêche en mer. Malheureusement nous sommes sur leur passages,  ce qui cause de nombreux accidents avec notre toile de tente. Il faut également savoir que ces petits oiseaux font énormément de bruit, et leur cri ressemble à celui d’un bébé qui pleure mais durant toute la nuit.

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Notre beau sapin !  (merci papa et maman)

Le lendemain matin après un bon petit déjeuner nous ouvrons nos cadeaux de Noel avec un magnifique soleil. Nous refaisons les mêmes activités que la veille mais cette fois ci avec l’appareil photo. L’heure du retour arrive très vite, le bateau nous attend. Nous rentrons au centre reposés et rougit par le soleil mais heureux de ce premier Noel tropical. Bien entendu,  la métropole nous manque mais Skype nous a permis de voir nos famille le jour de Noel, un petit cadeau en plus..

Anne

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Thio

Le week-end du 11-12 décembre, nous avions décidé de partir voir ce qu’il y en dehors de Nouméa. C’est donc accompagné de trois amis, Chloé, Julie et Germain que nous avons organisé un camping sur la côte Est du Cailloux, direction Thio à 120km de Nouméa. noumea-thio

Une fois sortie de la grande Ville, il n’y a que des nationales, vitesse de croisière : 90km/h. Nous pouvons admirer un peu la campagne Calédonienne. Première partie du voyage, la côte Ouest avec ses grandes plaines vertes, principalement habitée par des caldoches, là où sont les élevages de vaches. Sur la route nous nous arrêtons pour acheter des letchis (non pas d’erreur on l’écris comme ça ici ! ) à des marchands ambulants et pour ramasser des mangues bien mûres. A partir de Boulouparis, nous prenons la RP4, direction Thio en passant par le col de Nassirah. La végétation est plus dense et plus verte, la route est bordée de petites cascades appelées Creek. Le point culminant nous offre un magnifique panorama de la côte Ouest. La deuxième partie du voyage, nous dévoile une terre plus rouge et plus marquée par les activités de l’homme. En effet, plus nous approchons de Thio, et plus nous pouvons observer les sites d’extraction du nickel, où la forêt est un dommage collatéral des activités minières.

A 11:00 nous arrivons enfin au camping de la Moara où nous installons notre campement 5 étoiles. Après nos sandwichs jambon achard et nos fruits frais nous profitons de nos hamacs pour une petite sieste. Le soleil n’est pas au rendez-vous et le vent est assez fort mais cela n’empêche pas Mathieu et Germain d’aller faire un peu de plongée en espérant rencontrer le dugong. Malheureusement pour eux ce dernier n’est pas au rendez-vous. Pendant que les hommes sont dans l’eau, Chloé nous apprend comment tresser des paniers en feuilles de cocotier. Très vite nous prenons le coup de main et nos chef-d’oeuvres sont utilisés comme récipients pour nos fruits. Le soir c’est barbecue accompagné de salade.

Le soleil se couchant vers 18:00, à 22:00 nous nous endormons grâce au bruit des vagues. Si le soleil se couche tôt, il se lève également très tôt (5:00).  Nous passons le dimanche matin à nous baigner et à nous dorer la pilule au soleil ( en n’oubliant pas la crème solaire).

Après le déjeuner Chloé, Julie et Germain nous font découvrir une plage magnifique où nous pouvons ramasser de jolis coquillages. L’accès à cette plage nous demande 10 min d’excursion mais la beauté du site vaut le détour. Nous profitons de l’eau turquoise pendant une bonne heure, mais il est déjà l’heure de rentrer. Nous reprenons la route dans l’autre sens, en pensant déjà au prochain endroit à découvrir…

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Jour de marché


A dix minutes en bus de l’Anse Vata, sur la Baie de la Moselle se trouve le marché de Nouméa. Nous profitons du week-end pour y faire nos courses en produits frais et locaux. Fruits et légumes locaux tels que l’igname, la patate douce, papaye et noix de coco en fonction de la saison.

On y trouve également un bel étalage de poissons frais avec du thon blanc à 1300 CFP (un peu plus de 10 euros) le kilo, du poisson perroquet, des têtes de mahi-mahi et des langoustes fraîches.

Les fleurs vendues sur le marché donnent une réelle ambiance tropicale avec leurs couleurs vives. A l’extérieur des halles, on peut flâner au milieu des paréos multicolores, des colliers de coquillages et autres babioles…

Une fois nos emplettes finis, retour à la maison pour préparer une bonne salade tahitienne. Moi qui ne suis pas une grande amatrice de poisson cru, je découvre enfin comment le cuisiner et je me régale !

Anne

L’îlot Canard

p1170611On profite de l’anniversaire de Mathieu pour se faire notre première sortie en dehors de Nouméa, direction une petite île de 2 hectares : l’îlot Canard.

On embarque sur un taxi boat le matin et au bout de 5 min nous voilà arrivé sur l’îlot où nous avons une vue imprenable sur l’Anse Vata.  En quelques minutes nous en faisons le tour à pied puis nous nous installons sur les transats loués par le seul restaurant présent sur l’îlot afin de profiter de la sensation de paradis.Le centre de l’île est interdit aux touristes car de nombreuses espèces volatiles viennent y faire leur nid. On peut y croiser des mouettes australiennes, des puffins,…

L’ile se trouvant au centre du lagon, une petite randonnée sous-marine est proposé aux touristes. Premier PMT (palme masque tuba) pour nous deux en Calédonie et la découverte est  au rendez-vous. Nous avons pu observer des poissons clowns, des poissons perroquets, une carangue… Malheureusement, nous n’avons vu ni le requin, ni la tortue qui se promenaient aux alentours… Pour une prochaine fois surement !

Anne